Réaliser que l’on avait tort (et savoir gérer la situation)

Réaliser que l'on avait tort (et savoir gérer la situation)

 

Admettre que l’on a tort est difficile. Admettre que l’on s’est trompé sur une décision importante de notre vie l’est d’autant plus. Depuis notre enfance, nous avons tous des rêves, des envies, des projets, des lubies. En grandissant, ces envies peuvent changer de manière naturelle, sans que l’on se rendent compte que l’on avait “tort”. Mais parfois, c’est en allant au bout de nos propres projets que l’on réalise que ce n’était pas pour nous. Que tout ce dont nous avions rêvé depuis tant d’années n’étaient en fait, qu’un fantasme. Ce genre de situation est plutôt difficile à gérer… Je le sais, je suis passée par là il y a un an et demi.

 

Mon histoire 

Plus jeune et jusqu’en 2014, je pensais que ce qui me rendrait le plus heureuse serait d’avoir une grande carrière. Un poste important, des responsabilités, seule ou accompagnée peu importe tant que j’avais atteint un certain niveau de carrière professionnelle. En plus de cela, je rêvais de vivre aux Etats-Unis, de partir m’y installer seule, pensant bien sûr, que tout serait tellement mieux là-bas. 
Vous ne serez donc pas étonné si je vous dis que pour ma première année de master, j’ai déposé mon dossier de candidature pour participer à un programme d’échange direction ce fameux pays tant convoité ! Enthousiaste, folle d’impatience, à la fois excitée et effrayée… Bref, un ascenseur émotionnel qui a finalement abouti par une réponse positive et un départ vers ce “pays imaginaire”, le 18 août 2014. 

 

J’ai finalement réalisé que j’avais totalement idéalisé ce pays, et que la situation dans laquelle je me trouvais, ne me correspondait absolument pas. Imaginez mon étonnement, moi qui en rêvait depuis “toujours”.  Ces quatre mois ont été les plus difficiles de ma vie car j’ai été plongé dans un doute incessant pendant tout ce temps. Bien sûr que j’ai voyagé, j’ai eu la chance de découvrir beaucoup de nouvelles choses et ce serait vraiment mal placé de me plaindre d’une telle expérience. Mais elle a été éprouvante mentalement. 
Éprouvante parce-que j’avais l’impression de m’être davantage perdue. Perte de rêves, perte de repères, perte de personnalité en quelque-sorte puisque tout ce qui me faisait rêvait, tout ce qui me déterminait à l’époque était entrain de partir en fumée. Je ne savais plus ce que je souhaitais faire, je n’avais plus envie de rien. Je ne savais plus rien. C’est aussi simple que ça. Toutes questions demandées par mes proches, pour essayer de me résonner, de mieux me comprendre ou tenter de me montrer un chemin, devait se contenter d’un “Je ne sais pas”

 

J’ai finalement pris la décision de rentrer plus tôt que prévu chez moi, à la fin de mon semestre plutôt qu’à la fin d’un potentiel stage qui ajoutait quatre mois supplémentaires à mon voyage. Et c’est une fois rentrée, à tête reposée, en ayant retrouvé mes repères, mes proches, mon appartement, que j’ai réalisé tous les bénéfices cachés de cette expérience.

 

EN QUATRE MOIS, J’AI APPRIS QUE :

 

 Je suis la seule à pouvoir remédier aux situations qui ne me conviennent pas. 

 La seule chose qui me rend si mal mentalement est ce saboteur personnel, cette voix dans nos têtes, et qu’il existe un moyen de ne plus l’écouter. 

♥ Ce saboteur personnel est la seule chose qui me retient de réaliser toutes mes plus folles envies. 

 Vivre loin de mes proches, seule, n’est pas fait pour moi et surtout ne me convient pas. 

 Une carrière professionnelle brillante seule ne me procurera pas le bonheur que je m’imaginais. 

 L’amour et la famille sont deux choses essentielles à la vie.

♥ L’herbe n’est jamais plus verte ailleurs. Nous nous créons notre propre bonheur, peu importe l’endroit où nous sommes. 

 Il est primordial de prendre soin de soi : être à son écoute, mener une vie saine, croire en ses intuitions. 

 Je ne suis pas entrain de renoncer à mes rêves. J’évolue, je grandis au fil du temps, mes envies en font de même. 

 Je n’avais pas tort. Je faisais simplement avec les informations que j’avais à ce moment là. 

 

Oui. Tout ça, en seulement quatre mois. Alors que je n’avais jamais réalisé ça en plus de 20 ans chez moi. Certains points peuvent vous paraître simplistes ou évidents. Nous sommes tous différents. Pour moi, tout ceci n’était pas si clair qu’aujourd’hui.

 

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ALORS COMMENT GÉRER CE GENRE DE SITUATION ?

 

 Donnez vous du temps

Rien ne sert de vous torturer l’esprit à chercher une solution, une manière de remédier à la situation, trouver un nouveau projet immédiatement. C’est peine perdue. 
Le mieux que vous puissiez faire est d’accepter la situation, aussi pénible soit elle, et simplement vous laissez le temps d’être dans le doute. 
Il arrive à des moments de notre vie de ne pas forcément savoir, de se chercher, de perdre un peu sa voie. Ces moments se présentent à nous pour une raison. Nous faire comprendre qu’il est nécessaire de ralentir et de s’écouter, s’observer pour vraiment savoir si nous pensons aller dans la bonne direction. Au final, remerciez la vie de passer à travers de tels épisodes ! Ce sont eux qui vous permettent de rester sur votre droit chemin, ou de vous y remettre le moment venu. 

 

Osez prendre une décision qui vous convient 

Ne restez pas dans ce mal être sans faire quoi que ce soit. Pour ma part, j’ai pris la décision d’écourter mon séjour et de ne pas faire de stage à l’étranger, car cette situation ne me convenait pas. Je peux comprendre que selon votre situation, le choix est difficile, surtout quand celle-ci vous a demandé beaucoup d’investissements (aussi bien personnels que matériels). Dites vous bien que ce mal-être n’ira pas en s’arrangeant. Si vous le ressentez, c’est que la situation n’est pas faite pour vous. Osez donc reprendre le contrôle en faisant un choix qui vous conviendra davantage. 

 

 Soyez gentil et compréhensif envers vous même

L’erreur est humaine. Nous faisons tous des erreurs, à n’importe quel âge, à n’importe quel degré d’importance. Grâce à elles, nous comprenons, nous mûrissons, nous grandissons. Faire ce genre “d’erreur” nous oriente vers le chemin qui nous est propre. Dites vous que ces projets qui vous définissaient à un moment donné résultaient des informations que vous aviez à ce moment. A 15 ans, nous n’avons pas les mêmes savoirs et envies qu’à 25 ans, qu’à 35 ans ou 50 ans. Ces changements de projets, de rêves, d’envies sont donc un processus naturel. Ne vous blâmez pas de vous apercevoir qu’ils évoluent au fil du temps. 

 

 

Avez-vous déjà été dans ce genre de situation ? Comment l’avez-vous vécu ? 

 

Partagez vos histoires dans les commentaires ! Ce sont tous ces témoignages qui peuvent aider certaines personnes à traverser les expériences quotidiennes de la vie 🙂

Signature Mégane Daumas

 

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4 Comments

  • Margaux

    Super article, dans lequel je me reconnais beaucoup :). Merci pour toutes ces belles réflexions, ton blog est très inspirant Mégane, j’adore !

    5 avril 2016 at 14 h 27 min Reply
    • Mégane DAUMAS

      Merci beaucoup Margaux pour ton commentaire ! Je suis vraiment contente qu’il te plaise !
      A bientôt

      5 avril 2016 at 19 h 58 min Reply
  • Sabrina

    Waw je viens de découvrir ton blog Morgane ! C’est incroyable comme il me parle (tu dois l’entendre souvent ça).
    J’ai le rêve aussi de vivre une expérience aux USA depuis longtemps, et en lisant ton article ça m’a mis un petit doute car je me demande si ma famille me manquerait ou si les USA sont tel que je les imaginent(quand tu y vis). Mais je pense que je dois faire ma propre expérience et on verra, peut-être que moi aussi je rentrerai plus tôt que prévu. Mais d’abord je veux y aller (bon j’y vais déjà tout les ans depuis 6 ans pour les vacances). Merci pour tes articles Morgane, sache qu’ils aident beaucoup des personnes que tu ne connais pas (ça doit être étrange pour toi…) À bientôt !

    29 juin 2016 at 14 h 31 min Reply
    • Mégane DAUMAS

      Salut Sabrina 🙂 Merci pour ton gentil commentaire, ça me touche beaucoup ! Je me permets juste de te dire que je m’appelle Mégane, et non Morgane ^^ 🙂

      Ensuite, oui tu dois absolument faire ta propre expérience et absolument pas te baser sur la mienne ! Si j’ai partagé tout ça, c’est plus pour montrer que l’on peut se tromper, que l’on peut avoir des moments de doutes et que les choses ne se passent pas toujours comme prévu, mais qu’on arrive toujours à rebondir malgré tout. Tu auras une toute autre expérience et si en plus tu y vas chaque année, tu dois en avoir une vision bien plus réelle que je ne pouvais avoir 🙂

      Je te souhaite une belle continuation et à bientôt 🙂 !

      29 juin 2016 at 15 h 07 min Reply

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