“Je savais que si j’étais réellement faite pour ça, les portes s’ouvriraient”

 

 La télévision, le cinéma, les shootings photo… Héloïse Monchablon les connait très bien. Aujourd’hui intermittente du spectacle en tant que maquilleuse, elle a accepté de revenir sur ses débuts pour nous raconter sa reconversion vers cette branche réputée difficile. Laissant de côté les préjugés et se laissant simplement guider par son coeur et son intuition, Héloïse partage avec nous sa réussite mais aussi une belle philosophie de vie, inspirante et motivante. 

 

 



 

 

Dans ta vidéo “Vos questions sur le métier de maquilleuse”, tu parles de tes premières expériences professionnelles, notamment en communication. Qu’est-ce qui t’a poussé à quitter ce métier pour te lancer dans une branche réputée “difficile” ? 

Mes deux ans de BTS en communication n’ont pas du tout été épanouissants pour moi. Je rêvais d’un univers artistique, dans lequel je pourrais trouver des concepts de publicités, de nouvelles idées… Je me retrouvais en fait derrière un ordinateur à analyser des chiffres, des données et surtout à apprendre à “manipuler” les esprits.
Les stages que j’ai fait pendant ces deux années n’ont fait que révéler mon besoin urgent de changer de métier, et surtout de quotidien. Pour moi, il était hors de question d’avoir un métier routinier avec des horaires bien définis ainsi que d’être confrontée aux mêmes têtes tous les jours. 
Je rêvais depuis trois ans de devenir maquilleuse alors je me suis dis que c’était le moment de tenter. J’ai pensé que la communication me servirait toujours et que j’avais un diplôme si le maquillage ne fonctionnait vraiment pas. 
Bizarrement, même si je savais que le milieu du maquillage est extrêmement concurrentiel et difficile, je ne me suis jamais inquiétée. Je savais que si j’étais réellement faite pour ça et que c’était ma voie, les portes s’ouvriraient.

 

Tu disais également ne pas te sentir prête après ton bac à “affronter ce monde de requin si jeune”. A quel âge t’es-tu lancé et surtout, qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur de ta reconversion vers le maquillage ? 

J’ai passé mon bac à l’âge de 18 ans. Il faut savoir que les études de maquillage durent en moyenne 9 mois, voir 18 grand maximum. A ce moment là, je ne me sentais pas assez affirmée dans mon caractère, pas assez sûre de moi pour me faire une place dans ce milieu. J’ai donc fait mes deux années de BTS communication. J’ai ensuite enchaîné avec 9 mois de cours de maquillage pendant l’année de mes 21 ans. On va dire que j’ai commencé à vivre de ce métier à 22 ans. 
Comme je le dis dans la question précédente, je voulais faire du maquillage juste avant mon bac, mais je pense que je n’en étais pas encore convaincue. C’est la déception de mon BTS communication qui m’a fait basculer. 

 

 Étais-tu consciente qu’il s’agissait d’un métier “difficile aux débouchés peu nombreux” ?

Oui, je savais que c’était un milieu très fermé, mais bizarrement, je sentais au fond de moi une force, une petite voix qui me disait que ça allait fonctionner 🙂 

 

Pour ma part, je suis toujours un peu agacée des personnes qui mettent ce genre de fait en avant. J’ai du mal à comprendre l’idée du “je laisse tomber car c’est une branche bouchée”. Tu as certainement dû entendre ce genre de commentaire aussi ! Qu’en penses-tu ? 

Je suis d’accord avec toi ! Si on écoute les gens en ce moment, toutes les voies sont bouchées ! J’ai bien sûr eu ce genre de commentaire et aussi durant mon BTS communication d’ailleurs ! 
Je pense que ce ne doit en rien nous empêcher de foncer si c’est vraiment ce que l’on veut faire. Je suis persuadée que si l’on est passionnée par ce que l’on fait, on sera bon dans ce domaine, et dans ce cas là, rien ne sera difficile. 

 

Au bout de combien de temps as-tu pu considérer cette activité comme un métier te permettant de vivre ? 

Au bout de 6 mois, j’ai réussi à avoir le statut d’intermittente du spectacle et donc à avoir des revenus réguliers et plus stables. 

 

Selon toi, qu’est-ce qui a fait la différence chez toi pour percer dans ce métier ? 

Alors ça c’est difficile 🙂 ! Je pense bien sûr qu’il y a eu un facteur “chance” (ou destin, appelons le comme on préfère). J’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment. Bien sûr, il y a le côté technique du maquillage, pour lequel j’étais performante et enfin le relationnel.
C’est ce que j’explique aux jeunes maquilleurs qui débutent. Je pense que le relationnel et l’attitude comptent à 80% dans le fait qu’on te rappellera ou pas. Au bout d’un certain temps, les maquilleurs se valent tous plus ou moins concernant la technique en elle-même. Je pense que la différence se fait sur la personnalité et l’attitude. J’ai vu des maquilleurs encore plus “star” que les personnes qu’ils maquillent. Pour moi, il faut savoir rester discret, à l’écoute et bienveillant. 

 

Interview Heloise Monchablon

 

Tu as également un blog EasyBlush sur lequel tu partages des articles beauté, des tutoriels maquillage, tes coups de cœur… Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de partager ta passion ?

Je lis des blogs depuis que j’ai 13 ans. J’en ai moi même ouvert une bonne dizaine avant EasyBlush. Quand j’étais ado, mon rêve était de bosser pour un magazine féminin, alors le blog était un bon début. Mes premiers n’ont jamais duré, je n’avais aucune régularité et je ne prenais pas ça très au sérieux. 
Avec EasyBlush, j’avais vraiment envie de partager mon univers, mon métier et surtout mes connaissances concernant le maquillage et la beauté en général. 
Mes copines ne sont pas toutes passionnées par les mêmes choses que moi alors j’avais vraiment envie de partager sous forme d’astuces, d’avis produits… Et surtout, en étant sincère. Je voulais partager mon réel avis en tant que maquilleuse sur certains produits qui sont vendus comme “miraculeux et extraordinaires” et qui ne le sont absolument pas. 

 

Quelle autre perspective de ton métier, le blog as-pu t’apporter ?

A la base, je voulais seulement parler de maquillage. Puis au cours du temps, j’ai totalement changé ma manière de consommer, tant au niveau de l’alimentation (je suis devenue végétarienne/végétalienne), que de la beauté (j’utilise désormais exclusivement des soins bio et naturels). Mon blog a alors pris un autre tournant. 
Je suis beaucoup plus axée sur le Lifestyle en général. Et forcément, ce nouveau mode de vie a influé sur mon métier : mes produits, mes envies, mes aspirations… 

 

  Ses conseils ?

La seule personne que vous devez écouter est vous-même. Ecoutez vos propres aspirations, envies, désirs et non pas les normes de la société ou des parents. Si c’est vraiment votre route, alors les portes s’ouvriront d’elles-mêmes ! 
Et même s’il s’agit finalement d’une erreur, vous en sortirez grandi ! Je ne regrette absolument pas mes deux ans de communication : j’ai rencontré ma bande de meilleures amies et surtout, j’ai des bases qui me servent beaucoup pour mon blog et pour le milieu de la TV, dans lequel je maquille. 

 

 Interview Heloise Monchablon

 

  Sa devise ?

“Tout est possible à celui qui croit”.

Je l’ai lu il y a quelques années dans un livre de développement personnel, c’est apparemment une citation de la bible. Cette phrase a été une évidence pour moi, je l’ai même faite tatouer sur mes côtes. Pour moi, tout ce en quoi on croit, se réalise 🙂 

 

__________________________________

 

Vous pouvez suivre Héloïse sur : 

Son blog 

Youtube

Facebook

Instagram

Twitter

 

Un grand merci à toi Héloïse pour ton temps et ta belle philosophie de vie 🙂 

Signature Mégane Daumas

Previous Post Next Post

Vous aimerez aussi...

Leave a Reply

Loading Facebook Comments ...