Grand changement de vie : comment le gérer au mieux ?

 

Comment réagissez-vous face au changement ? Qu’est-ce qu’il vous fait ressentir ? Comment l’appréhendez-vous ?

Pour ma part, et bien… comment je réagis face au changement ? Mal. Qu’est-ce qu’il me fait ressentir ? Du mal être. Comment je l’appréhende ? Mal.

(“Cette fille n’est pas censée s’intéresser au développement personnel et partager des expériences positives et encourageantes…?”)

Et bien si, vous avez raison. Mais la vérité est que le changement m’effraie, m’angoisse et me fait douter. Je me propulse tout droit vers l’inconnu et bien qu’il s’agisse de mon propre choix, j’en ai des maux de ventre rien qu’en y pensant. 

 

♥ Mon Histoire 

Il y a maintenant quatre ans, je prenais la décision de partir étudier un semestre aux Etats-Unis. Une décision qui me paraissait sensationnelle et extraordinaire jusqu’à ce que le fameux message de confirmation arrive. J’allais enfin partir, de l’autre côté de l’Atlantique. Cette fois-ci, c’était une certitude.

Bien qu’il s’agissait de ma propre décision, cette expérience s’est avérée être un fiasco total. Entre crise d’angoisse et nostalgie, pleur et stress, autant vous dire que ma seule envie une fois rentrée en France était de me faire dorloter un bon moment par ma zone de confort. 

 

Presque trois ans se sont écoulés depuis mon retour de cette aventure, et cela fait quelques mois que le besoin de sortir du confort se fait sentir. J’ai réalisé que j’avais passé assez de temps à l’abri et qu’il était temps pour moi de me secouer à nouveau. De sortir de cette bulle routinière pour explorer de nouveaux horizons, de nouvelles parties de moi-même insoupçonnées et de tout simplement changer d’air. 

Et pour cela, mon chéri et moi avons pris la décision de nous envoler en Australie le 4 janvier prochain, pour un road trip d’au moins six mois ! J’en ai toujours rêvé !!! Mais si vous m’aviez dit il y a deux ans que nous partirions tous les deux explorer un nouveau continent de cette manière, je ne vous aurais jamais cru. 

 

Bien que je trépigne d’impatience d’y être et de rencontrer tous les changements qu’un tel voyage procure, je vous avoue que les doutes et l’angoisse commencent à m’envahir peu à peu. 

Car même si ce projet me tient à cœur et m’anime de tout mon être, il va aussi me faire rencontrer mes plus grandes peurs. Et il n’y a rien de très agréable à ça. 

  1. J’ai une peur bleue en avion ! (Dommage pour un voyage de plus de 20h !)
  2. Je n’ai absolument rien d’une aventurière ! (Dommage pour un couple qui a décidé de vivre en van pendant six mois !… Quand je dis Rien, je veux vraiment dire RIEN. Regardez ma photo de profil, j’ai vraiment l’air d’une aventurière ? […] )
  3. Je suis une inconditionnelle amoureuse de l’organisation et du contrôle ! (Dommage pour quelqu’un qui a décidé de se laisser porter par le vent et ne rien prévoir)

 

Vous l’aurez compris, ce voyage va être un sacré challenge à plusieurs niveaux ! Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je me retrouve depuis plusieurs semaines à trop souvent cogiter, miroiter ce qu’il pourrait bien arriver, me poser d’innombrables questions et devenir prisonnière de mes propres pensées

Cette situation m’a donc fait réfléchir à comment je pouvais traverser cette période au mieux, comment elle pouvait être la plus sereine possible malgré les doutes et les angoisses. Je partage avec vous 5 étapes qui me sont utiles et qui je suis sûre, vous aideront vous aussi à vous frayer un chemin paisible dans toute l’agitation qu’amène un grand changement de vie.  

 

+ Extérioriser 

Chacun gère ses émotions à sa manière. Mais pour ma part, il me serait impossible de tout garder pour moi. Et s’il y a bien un conseil que je peux vous donner, c’est de parler un maximum de tout ce que vous pouvez ressentir, peu importe de quoi il s’agit. Garder en soi ses doutes, ses peurs, ses inquiétudes, ses suppositions n’a jamais été une bonne chose et n’est jamais source de calme et sérénité. 

→ Si vous avez la chance d’être proche de quelqu’un et que vous avez la possibilité de vous confier, et bien allez-y ! Sortez toutes vos inquiétudes de votre esprit, cherchez une aide extérieure, une oreille à votre écoute tout simplement ou un nouveau regard sur votre situation. Parfois, une simple nouvelle perspective peut énormément aider. 

→ Si vous ne pouvez vous confier à personne, prenez une feuille de papier et écrivez tous vos ressentis. Peu importe si vous n’avez pas de retour, le plus important est d’enlever ces idées négatives de votre esprit. Croyez-moi, elles seront bien moins envahissantes sur le papier, que dans vos pensées. 

 

+ Se rappeler pourquoi nous avons fait ce choix 

D’accord ce changement est impressionnant et inquiétant. Mais si nous avons fait ce choix, c’est bien qu’il y avait une motivation supérieure à la peur

Quelle était cette motivation ? 

Quelle a été cette étincelle qui vous a poussé à prendre ce chemin vers l’inconnu ? 

Rappelez-vous vos désirs premiers. Rappelez-vous le moteur qui vous a poussé à faire le premier pas vers l’inconnu. 

→ J’aime aussi me poser une question, lorsque je viens de prendre une décision qui m’inquiète et que je remets en question : Qu’est-ce que je regretterai le plus dans quelques années ?
Le fait d’avoir pris cette décision ou le fait de ne pas avoir tenté l’expérience ? Je vous laisse deviner la réponse… 😉

 

+ Avoir conscience que tous ces doutes sont un moyen de notre ego pour nous faire renoncer 

Si vous suivez mon blog depuis quelques temps, vous devez trouver ce point assez récurrent. Et pour cause ! Notre cerveau a pris note de nos échecs, des moments désagréables vécus, de nos peurs passées et actuelles… Il est donc évident qu’à l’approche d’un grand changement, notre petite voix s’emballe. C’est inévitable. Pour tout le monde. 

Dans le fond, cette petite voix est bien intentionnée, mais elle nous dévoile seulement les aspects négatifs du projet. Elle nous envoie une tonne de “Et si, Et si”… mais avec des “Et si”, nous serions capables de refaire le monde.  

Et si nous laissions tomber cette petite voix rabat joie et commencions à réellement nous écouter “nous” ? Pas la peur, ni les “on dit”, ni les “Et si”, mais seulement notre envie et notre motivation

 

Conditionnez-vous aussi pour réfléchir systématiquement, en pesant le pour et le contre, avant chaque décision. C’est ainsi que vous conquerrez pas à pas votre autonomie, sans craindre vos peurs. Même si elles restent présentes, ce n’est plus vos peurs qui décideront pour vous ! – Maxime Coignard.

 

+ La peur peut-être positive et signe d’importance 

La peur est souvent associée à un sentiment négatif, et comme annonciatrice de malheur. Mais elle peut avoir sa dose de positivité. Oui elle est inconfortable, mais elle est aussi présage que le chemin que nous empruntons est important pour nous, qu’il est la bonne direction

Lors de ma formation en coaching de vie, j’ai eu l’occasion d’écouter une interview d’une coach Australienne que j’apprécie beaucoup : Rachel MacDonald. Elle y partageait : 

“Notre voix interne, nos peurs et nos résistances surgissent le plus quand le changement est en rapport avec quelque-chose qui compte réellement pour nous. C’est bien d’en être conscient, car s’il y a de la résistance, cela veut dire que nous sommes prêts et que c’est important pour nous”. 

Une déclaration qui m’a fait énormément de bien et m’aide à me conforter dans mes choix. Non la peur n’est pas signe que nous nous trompons ou que cette décision n’est pas faite pour nous, au contraire

Si nous n’avions pas peur, comment pourrions-nous savourer l’aventure ? Comment pourrions-nous grandir si tout était facile ? 

 

+ Faire le choix conscient de revenir à la réalité 

Toutes les étapes précédentes nous aident à revenir à la réalité mais c’est maintenant à nous d’en faire le choix conscient : celui de ne plus rester coincé dans notre tête et de s’ouvrir aux possibilités que la vie nous offre. 

Plus facile à dire qu’à faire c’est certain, cet exercice demande de l’entraînement. Mais la prochaine fois qu’une peur émerge chez vous, demandez-vous : Qu’est-ce que je crains ? Quel est le pire des scénarios qui pourrait se produire ? Ai-je des raisons valables d’avoir autant peur ? 

Je vous promets que vous parviendrez vous-même à la conclusion suivante : Qu’au “pire” des cas, la situation ne sera pas insurmontable et que vous retomberez sur vos pieds malgré tout. 

 

Maintenant, c’est à vous !  

Quel grand changement est sur le point de se produire dans votre vie
(ou s’est déjà produit) et comment l’appréhendez-vous ?

N’oubliez pas que c’est en partageant nos propres expériences et leçons de vie
que nous pouvons aider et inspirer les autres 

 

 

 


 Vous avez aimé cet article ? 
Vous pensez qu’il pourrait servir à quelqu’un ?  
Partagez-le ♥

Previous Post Next Post

Vous aimerez aussi...

3 Comments

  • Julie

    C’est une très bonne nouvelle ! En tout cas, je vous souhaite une bonne préparation pour le voyage. 🙂

    27 septembre 2017 at 12 h 03 min Reply
  • ahlem

    Merci pour ces lignes ..; perso je m’y retrouve (dans certaines situations)

    11 janvier 2018 at 14 h 49 min Reply
  • Leave a Reply

    Loading Facebook Comments ...