En route vers l’amour de soi

Depuis que je m’intéresse au développement personnel, j’ai lu énormément d’articles sur “l’amour de soi”. Curiosité, simple hasard… Je suis tombée plusieurs fois sur ce genre d’informations et lisais en coup de vent. Tout simplement car je n’avais pas l’impression de me reconnaître dans leur propos. Je ne pensais pas en avoir besoin… Oui, je n’étais pas ma Fan Number one, comme on dit, mais je m’appréciais quand même, un peu. 

Je ne me sentais pas concernée. Point final. Ce n’est qu’il y a deux mois, que j’ai compris combien l’amour propre était l’aspect de ma vie qui demandait le plus d’attention en ce moment.

 

En route vers l'amour de soi

Durant un rendez-vous assez bouleversant avec une coach personnelle, j’ai réalisé que je m’appréciais bien moins que je ne le pensais. Très peu même. Je ne m’apprécie guère physiquement. Mentalement, j’aurais du mal à en dire davantage… Je saurais plus facilement vous dire mes défauts et tout ce qui me dérange, plutôt que mes qualités (même si j’ai quand même conscience que j’en ai, oui quand même !).

En écrivant ces lignes, j’hésite encore à poursuivre l’article… Cette sensation de mise à nu et de “trop personnel” me met mal à l’aise, je me sens vulnérable… Peur du regard de l’autre, peur de ce qu’on pourrait penser de moi… Mais puisque vous êtes entrain de lire mes mots, c’est bien que je me suis décidée à dépasser toutes ces adorables pensées que mon saboteur m’a murmurée à l’oreille tout le long de la rédaction. 

Oui, c’est dit. Je m’apprécie guère et l’une de mes peurs est que mon entourage m’apprécie aussi peu que moi.  Je me rends compte que je me répète des affirmations chaque jour. Les livres auxquels je m’intéresse encouragent cette pratique. Sauf que mon cerveau a décidé d’utiliser cette pratique de manière négative. “Je suis nulle”, “Je n’y arrive pas”, “Je ne suis pas assez douée pour réussir”, “Je suis moche”, “Je suis mal foutue”, “Je suis moins bien que…” et j’en passe. Voici les phrases types que je me répète et qui sont gravées dans la roche de mes croyances. 

 

 De fausses croyances construites durant l’enfance 

 

Je me souviens, plus petite, je ne me préoccupais d’absolument rien. Comme la plupart des enfants je crois. Peu importe quelques bourrelets, des oreilles décollées ou toute autre soit disant “différence”. Nous nous amusons, nous profitons, nous osons et tout le reste… (On s’en fout !). Jusqu’à ce que nous prenons un peu d’âge et que nous nous retrouvons confronter aux regards des autres enfants. 

J’ai très souvent été le centre de moquerie à l’école, au primaire et au début de mes années collège. Des années, où toutes les croyances en nous même se forment, se construisent et se bâtissent. Des moqueries sur mon physique, sur ce que j’étais… Rien de bien facile à ces âges là.

Ajoutons à cela, ce à quoi nous sommes tous confrontés : les attentes et les idées reçues de la société. Pour être beau/belle, nous devons ressembler à ça, pour être intelligent, nous devons faire ça, pour réussir notre vie, nous devons commencer ça… Comme si tout était pensé à notre place, comme si la société avait créé une sorte de base universelle pour tout le monde. Mais nous ne sommes pas tout le monde, nous sommes nous

Nous avons des origines différentes, des enfances différentes… Des envies, des besoins, des passions, des peurs, des croyances, des rêves tout aussi différents les uns que les autres. Alors pourquoi se cantonner à des idées reçues ? Pourquoi avoir un seul standard de beauté, une seule perspective de la réussite, un seul chemin à suivre ? Tout cela est absurde.

 

 

♥ Quand le cœur essaie de se faire entendre 

 

Mais pourtant dans tout cela, il y a parfois des “Je suis jolie aujourd’hui”, “J’ai réussie ce projet, trop fière de moi !”, “Je progresse”, “J’avance lentement mais sûrement”… Des pensées positives, pleines d’encouragement et de bienveillance. Ce sont les fois où mon cœur essaye de se frayer un chemin dans tous ces engrenages que contient mon cerveau. Une chose est sûre : qu’est-ce que je suis fière et heureuse de comprendre tout ça aujourd’hui ! Heureuse de comprendre et payer attention à cette différence entre mon esprit et mon cœur. Heureuse de remarquer les entourloupes de mon ego, heureuse de pouvoir poser ce constat : je suis capable de bien mieux, je peux le faire, je suis ma propre limite. Cette réalisation est un énorme soulagement.

 

Tout simplement car je sais que ces croyances limitées ne m’appartiennent pas et ont été construites de toutes pièces par des situations qui ont façonné ma vie mais qui ne l’ont pas créé. 

 

 

J’ai aujourd’hui des outils en ma possession (que je partageais d’ailleurs avec vous, ici) pour tenter de changer mon état d’esprit, pour changer mes croyances, et pourtant je suis encore confrontée à une lutte. Lutte contre mon amour propre, lutte contre mes propres envies. Ce qui me fait à chaque fois atterrir dans ce chemin vertigineux qu’est la procrastination  (que je déteste ce mot !). Peut-être (sûrement) par peur du changement, peur d’une nouvelle “routine”, peur des effets que cela pourrait avoir… Tout cela me semble contradictoire. 

 

˜˜˜ 

Commencer ce blog était une manière de me lancer dans l’écriture, une sorte de premier défi personnel qui me faisait de l’œil depuis bien trop longtemps. Ce blog est aussi mon lieu d’apprentissage car je partage avec vous mes connaissances, mes lectures, mes doutes et questionnements dans l’espoir que peut-être tout cela parle à quelqu’un. Mais surtout, ce blog me permet de me parler, de m’écouter et de prendre en considération mes envies. J’apprends en même temps que vous, j’expérimente en même temps que vous, je partage, j’écris… Je sais que tous ces mots tapés se forment dans mon esprit et prennent chaque jour, de plus en plus sens. Je refaçonne mes croyances, en quelque sorte. C’est ici, mes années primaire et collège, mais cette fois alimentées de croyances et connaissances positives. Des pensées qui me permettent chaque jour de grandir et croire un peu plus encore en mes rêves. Une façon aussi de faire grandir mon amour propre. 

 

Que voulez-vous apporter au monde sans amour de soi ? Comment voulez vous réussir vos projets sans amour de soi ? Je crois de plus en plus qu’il ne s’agit pas seulement d’une qualité, mais aussi d’un pouvoir. Celui de se dépasser malgré les peurs, celui d’avoir confiance en soi et en la vie, celui d’avancer malgré les difficultés. L’amour de soi ne signifie pas être orgueilleux ou vaniteux. C’est tout simplement l’appréciation de soi même à sa juste valeur. Tout simplement arrêter de se sous estimer ou se dévaloriser, croire en soi et en son potentiel. Etre soi même, sans gêne, ni peurs. Qui n’en rêve pas ?

 

 

“L’amour propre demande du courage. Ayez la force d’être qui vous êtes dans un monde qui essaye désespérément de vous changer. Ne pensez jamais à être quelqu’un que vous n’êtes pas.”

 

 Etes-vous, vous aussi sur ce chemin vers l’amour de soi ? 
Luttez vous contre vos envies ?

 

J’aimerais beaucoup lire vos différentes histoires à ce sujet ! C’est en partageant nos propres quotidiens et luttes que nous pouvons avancer, prendre conscience et réaliser. Vos mots seront peut-être les déclics de quelqu’un 🙂

Signature Mégane Daumas

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2 Comments

  • Aline - Dream Challenge

    Tout comme toi, j’apprends chaque jour à m’aimer bien que c’est un peu difficile parfois.
    Par exemple, quand je me regarde sur des photos, je me trouve moche, est-ce que ça a un rapport avec l’amour de soi et de l’image que l’on renvoie à soi-même?
    Un jour au collège alors que je remplissais un auto-test sur ma participation active ou non en classe de svt, la professeure a regardé mon auto-évaluation et m’a dit: “tu es sévère envers toi-même!” Depuis, cette phrase m’est toujours rester en tête et j’essaie de m’auto-évaluer et voir si je suis douce et bien trop sévère envers moi-même dans telles situations.

    22 juillet 2016 at 17 h 31 min Reply
    • Mégane DAUMAS

      Bien sur que ça a un rapport ! Personne ne devrait tenir de tels propos envers soi-même. On est bien souvent trop dur, trop sévère comme te l’a dit ton prof et trop injuste. C’est un combat quotidien mais qui en vaut le coup 🙂

      22 juillet 2016 at 17 h 39 min Reply

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